Sophie Guilmette: le rêve américain à Vanderbilt University

Mis à jour : avr. 23


Sophie Guilmette

Sophie Guilmette termine présentement sa 1ère année à la prestigieuse université Vanderbilt.


Ennuyée par des blessures lors de la dernière saison, elle nous raconte les joies et les défis depuis son arrivée aux États-Unis.



Pourquoi as-tu pris la décision de jouer et d’étudier aux États-Unis?

"Mon principal objectif est de poursuivre ma carrière sportive le plus longtemps possible et de maximiser mon potentiel en tant que gardienne de but, sans négliger mes apprentissages académiques, qui sont aussi très importants à mes yeux et les États-Unis semblaient être la meilleure option. J’ai décidé de jouer et étudier aux États-Unis pour expérimenter un style de jeu différent et expérimenter de nouvelles perspectives, tant au niveau scolaire que sportif. Le Québec possède un excellent système d’éducation mais j’avais besoin d’un changement d’environnement. Je voulais aussi vivre une expérience de vie hors de l’ordinaire, et m’expatrier répondait à ce désir de changement. J’aime les défis, et l’Université Vanderbilt, à Nashville, me semblait être l’endroit parfait pour m’épanouir, sportivement, académiquement et en tant qu’individu."


Vanderbilt University


Qu’est-ce que tu trouves spécial de ton université?

"Les campus américains sont souvent très grands, presque des petites villes en soi, et les étudiants viennent de partout aux États-Unis et d’ailleurs dans le monde. De plus, la combinaison sports-études est très importante aux États-Unis et les ressources sportives et académiques sont presque sans limites ! L’Université Vanderbilt est une université privée qui s’apparente aux universités de type Ivy League : elle est très axée sur les performances académiques et la compétition est très forte à l’intérieur des classes. En même temps, l’université est très compétitive au niveau des sports et y alloue d’importantes ressources financières. Le centre sportif est moderne et imposant et le soccer féminin est important pour Vanderbilt. Aussi, les étudiants s’impliquent beaucoup dans la communauté de Nashville, nous faisons beaucoup de bénévolat auprès des enfants. Nashville est surnommée la Music City des États-Unis et comme le campus est situé près du centre-ville, on ne s’ennuie jamais !"


Quelle est la majeure différence entre le Québec et les États-Unis selon toi?

"Selon moi, le niveau de compétition est plus élevé aux États-Unis qu’au Québec et au Canada actuellement. Ce qui est un peu normal car ce pays bénéficie d’une plus grande population et d’une plus grande force économique. De plus, plusieurs étudiants-athlètes internationaux s’expatrient aux États-Unis et contribuent à relever le niveau de compétition encore plus. D’ailleurs, le nombre de ressources mises à la disposition des étudiants-athlètes est un aspect que j’ai rapidement remarqué lors de mes visites officielles dans les universités. Le Québec est très fort pour développer les jeunes athlètes et ce sont mes coaches québécois qui ont fait de moi l’athlète que je suis aujourd’hui, mais c’est plus difficile rendu à 17-18 ans, les options diminuent. Par-contre, le talent québécois est de plus en plus reconnu aux États-Unis et en Europe, et j’espère que cela contribuera à créer une ligue québécoise et canadienne plus compétitive dans le futur."


Comment Sports Ambitions t’a aidé dans ton processus universitaire?

"Sports Ambitions m’a énormément aidé dans le processus universitaire américain, qui est vraiment très complexe et très réglementé. Décider à 17 ans de l’endroit où tu passeras les 4 prochaines années de ta vie, où tu décideras de ton avenir professionnel, est une étape vraiment cruciale et je ne voulais pas me tromper ! De plus, les règles qui entourent la NCAA sont très spécifiques, même lors du recrutement, et peuvent avoir de lourdes conséquences. Mes parents et moi avions beaucoup de questions tout au long du processus et Sports Ambitions était en mesure d’y répondre. Ils m’ont aidé à entrer en contact avec les universités qui m’intéressaient, ils ont produit un vidéo de mes performances, ils m’ont aidé avec les tests de placement SAT et ACT, et ils m’ont aidé à garder contact avec les universités qui s’intéressaient à moi. Ce dernier aspect est très important lors du processus de recrutement, surtout pour une gardienne de but étant donné que les universités cherchent à combler ce poste plus rapidement. Environ 25 universités s’étaient intéressées à ma candidature et ce n’était pas facile à gérer. Sports Ambition a continué de m’assister même après mon commitment à Vanderbilt, lorsque j’avais des questions par-rapport à ma rentrée scolaire, et ils continuent encore de m’assister avec tout l’aspect administratif des universités américaines. Devenir une étudiante internationale dans une université américaine n’est certainement pas la chose la plus facile à faire et l’aide de Sports Ambitions a fait la différence pour moi et pour mes parents."


Comment as-tu vécu ton expérience avec l’équipe?

"Je suis ici depuis quelques mois seulement et j’aime vraiment mon équipe, c’est comme une vraie famille. J’étais blessée lors de ma première saison car je revenais d’une opération à la cheville, et les physiothérapeutes de l’équipe m’ont prodigué tous les soins et toute l’attention nécessaire à ma guérison, j’étais vraiment bien entourée. Maintenant que je suis revenue au jeu, les filles de l’équipe sont super accueillantes et nous avons toutes un but commun. L’ambiance est formidable ! Les joueuses séniors sont toujours prêtes à partager leur expérience avec les plus jeunes et j’apprends beaucoup avec elles. J’ai dû m’adapter à un style de jeu et une approche à l’entraînement assez différente de ce que je connaissais depuis mes débuts dans le sport. Le conditionnement physique est très important aux États-Unis, et je m’y habitue encore à ce jour, mais je crois que Vanderbilt offre un bon équilibre entre l’entrainement physique et les techniques de soccer, ce qui nous permet d’être le plus performantes possible."


Décris un peu une journée dans la vie d’un athlète NCAA.

"Une journée dans la vie d’une athlète de soccer de la NCAA varie selon la saison. Durant le championnat, nous nous entrainons pendant 2 heures tous les jours : 1h30 sur le terrain de soccer et 30 minutes de conditionnement physique. A l’extérieur du championnat, c’est le contraire : 1h30 de conditionnement physique et 30 minutes à 1 heure de techniques de soccer, par jour. Au niveau académique, pour graduer dans les temps requis, je dois compléter 5 cours par session, ce qui équivaut à 15 heures de cours par semaine. Lorsque nous nous entrainons tôt le matin, et je vais en classe de 11h00 à 14h00. En dehors de cela, j’étudie et je passe du temps avec mes amis, souvent des filles de l’équipe. Je vis en résidence avec une joueuse de l’équipe, aussi canadienne, et je dois aussi me garder du temps pour faire mon lavage, manger, etc… !"


Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite de partir pour les USA basé sur ton expérience?

"Je lui dirais que c’est difficile de s’habituer au début, car c’est une expérience qui nous sort totalement de notre zone de confort et de nos habitudes de vie. Mais avec le temps, on s’habitue et on se surprend à aimer cela ! Pour moi, ce qui a été vraiment important, c’était de me rappeler mes objectifs et mettre mes priorités à la bonne place, en lien avec les buts que je souhaitais atteindre. Avec le temps, on crée de nouvelles amitiés, et on s’habitue à un tout nouveau style de vie. Ce que j’aime particulièrement ici, c’est toutes les nouvelles rencontres que je fais que ce soit à l’école ou en dehors. Avec l’équipe de soccer, nous voyageons énormément donc j’arrive même à voir de vieilles connaissances et rencontrer de nouvelles personnes qui partagent les mêmes passions que moi. L’aspect de la langue anglaise peut être aussi difficile, mais j’avais fait une année de CEGEP en anglais, et cela m’a vraiment aidé. Je lui dirais aussi que c’est important de garder contact avec sa famille et ses amis, pour garder ce sentiment chaleureux d’être chez soi quand on en a besoin. C’est difficile d’être loin de ceux qu’on aime, la distance est parfois très grande, et c’est quelque chose que j’ai dû surmonter au début, ma famille et mes amis me manquaient beaucoup, surtout que je ne pouvais pas jouer à cause de ma blessure."


Une anecdote particulière?

"Trouver des gens qui parlent le français à Nashville est extrêmement difficile…voire impossible ! Cependant, toutes les filles de mon équipe trouve ça super que je parle le français. D’ailleurs, une de nos chansons dans notre playlist pour nous réchauffer avant nos matchs à domicile est francophone… “Magic In The Air” par Magic System… donc, la première fois que j’ai entendu cette chanson dans le warm up de notre premier match à la maison, j’ai littéralement capoté et pour le restant de la saison, c’est resté MA chanson et je suis la seule à la comprendre!! J’ai aussi adoré voyager à Orange Beach pour le SEC tournament (nos séries éliminatoires). Pas d’école pour une semaine et on était sur le bord de la plage!! Ce fut vraiment une super expérience!"


Un gros merci à Sophie d'avoir pris le temps de s'entretenir avec nous. Nous la suivrons de près lors de la continuation de son rêve américain.


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